Blaireau adulte avec ses deux petits.

Blaireau

Cohabitation possible !

Blaireau et pelouse

Vos pelouses ont reçu la visite du blaireau à la recherche de vers blancs. Rien à voir cependant avec les labours des sangliers, heureusement et à ne pas confondre surtout !

Écarter le blaireau de la pelouse est souvent possible, mais pourquoi donc seuls certains endroits sont visités ? Leurs points communs ? Une herbe jaune, rase et des endroits plutôt secs… mystère, mystère… jusqu’à la réponse : les hannetons préfèrent pondre là où l’herbe est rase et des milliers de larves dévoreuses de racines vont y vivre trois longues années. Attention aux énormes dégâts si notre ami blaireau n’y met pas rapidement le holà ! Le blaireau ne creusera heureusement pas plus profondément. Voilà pourquoi ceux qui ont tondu trop souvent et trop ras en mai-juin ont sans le savoir, favorisé l’insecte ravageur.

Rappelons que les dégâts qui sont signalés sont plutôt des désagréments évitables et compensés par les bénéfices apportés par notre bourru, bénéfices qui en plus sont passés sous silence parce que invisibles au moment des faits et bien gênants pour les destructeurs de blaireaux.

En mai, une coupe moins rase devrait régler définitivement le problème, en empêchant l’installation du hanneton.

Et pour les autres problèmes de cohabitation, quelles solutions ?

Pour tous les problèmes de cohabitation avec le blaireau, il existe toujours des solutions alternatives à son exécution. Par exemple :

  • Une clôture électrique simple est une solution qui donne de très bons résultats pour éloigner le blaireau. Il suffit de tendre 2 fils, l’un à 15 cm de haut, l’autre à 30 cm, avec une faible tension afin de faire fuir l’animal tout en étant sans danger pour lui.
  • Il est également possible de placer tout autour du terrain, à 10 cm de hauteur, une cordelette imbibée de fuel ou de graisse odorante. La cordelette devra être imbibée régulièrement. Ce répulsif odorant ne doit pas être utilisé en prévention et ne doit donc pas être laissé en permanence. Il est à mettre dès qu’on s’aperçoit que son terrain est fréquenté par un blaireau et à retirer dès que le blaireau renonce à venir.
Icone bulle avec point d'interrogation.
Serai-je dédommagé pour les dégâts sur mon terrain ?
Aucune indemnisation n’est prévue. De même, personne n’indemnise les propriétaires de forêts qu’elles soient publiques ou privées, abimées par les cerfs et les sangliers (seuls les agriculteurs sont indemnisés pour les dégâts de sangliers).
Oiseaux-Nature
Icone bulle avec point d'interrogation.
Puis-je attraper un blaireau qui me pose un problème de cohabitation et le déplacer ?
Non. Un animal sauvage,  res nullius , n’appartient à personne. L’espèce a le statut d’animal chassable : il est donc interdit de le piéger même pour le déplacer. Il en est de même pour les chevreuils et sangliers. D’ailleurs, le stress d’une capture, d’un transport puis d’un lâcher sur le territoire d’un autre condamne systématiquement l’animal à mort. Que l’animal ne puisse pas être capturé ne doit pas être regretté car un autre le remplacerait immanquablement assez rapidement.
Oiseaux-Nature
Icone bulle avec point d'interrogation.
Y a-t-il un risque pour ma sécurité et ma santé ?
Le blaireau est totalement inoffensif et ne transmet pas de maladie à l’homme.
Oiseaux-Nature

Aspects sanitaires

Les études montrent l’inutilité de l’abattage de blaireaux contre la tuberculose bovine :
«…comme en France, une des mesures de gestion mises en place a été l’abattage des blaireaux, beaucoup plus nombreux qu’en France. Or, un essai randomisé d’abattage de ce mustélidé au Royaume-Uni (Randomized Badger Culling Trial), entrepris de 1998 à 2005, a donné des résultats contrastés :

  • la prévalence de l’infection a augmenté dans les populations de blaireaux  ;
  • l’incidence de la tuberculose des bovins a diminué de 23 % dans les troupeaux de bovins à l’intérieur des zones d’abattage préventif sur plus de 100 km2, mais a augmenté de 25 % dans les zones entourant immédiatement les zones d’abattage…».
Blaireau de face, assis au pied d'un arbre.
Blaireau – © Jacques Vincent

Non au déterrage et à la chasse !

En France, le blaireau est considéré comme espèce chassable même sous terre (vénerie sous terre ou déterrage) avec une période complémentaire pour le déterrage qui est souvent autorisée par les préfets à partir du 15 mai jusqu’à l’ouverture générale de la chasse, notamment durant le sevrage des jeunes blaireaux, et parfois sans preuve de dégâts !Ce “petit ours de nos forêts” est donc chassé, y compris par des tirs de nuit dans certains départements, déterré et tué pour le plaisir de petits groupes en mal de sensations mortifères. Grâce à la vigilance d’Oiseaux-Nature, il n’y a pas de période complémentaire dans les Vosges.

« Un dégât aux cultures ou un risque infectieux ne justifient en aucun cas l’emploi de méthodes violentes, ne tenant pas compte de la souffrance animale. »
Déterrage de blaireau.
Déterrage

Depuis 2003, le blaireau n’est plus chassable dans le département du Bas-Rhin. Le blaireau est intégralement protégé dans plusieurs pays européens : Belgique, Luxembourg, Pays Bas, Danemark, Grèce, Espagne, Portugal, Hongrie, Italie. Au Royaume-Uni, où l’espèce est protégée depuis 1973, malgré une densité de blaireaux élevée, la cohabitation avec l’homme se passe bien. En France qu’attendons-nous pour protéger les blaireaux ? Dans les Vosges qu’attendons-nous pour faire la même chose que dans le Bas-Rhin ?

Oiseaux-Nature s’appuie sur des données scientifiques, biologiques et sociétales, pour agir en faveur de la biodiversité. Les veneurs voudraient nous faire croire à la nécessité de détruire renards et blaireaux, alors que le rôle de ces derniers n’est plus à démontrer dans l’équilibre naturel de nos campagnes. Nous devons sans cesse rappeler que le renard est un allié incontesté des agriculteurs en raison des très nombreux campagnols capturés, et que le blaireau ne crée pas de nuisance objective aux activités humaines. L’effectif de la population de blaireaux est anormalement bas en Lorraine et notamment dans les Vosges. Cette population souffre des nuisances occasionnées par notre civilisation : remembrements, pesticides, circulation routière…

La chasse du blaireau, le plus souvent par déterrage , est totalement injustifiée parce que :

  • le blaireau ne prolifère pas, ce n’est pas une espèce prolifique, chaque année une femelle sur trois donne naissance à une portée et la mortalité juvénile est élevée. En milieu naturel la plupart des individus ne dépassent pas l’âge de quatre ou cinq ans. Les populations demeurent stables d’une année à la suivante ;
  • les terriers de blaireaux sont creusés à une profondeur suffisante pour éviter le risque d’effondrement du sol. Les accidents sont très rares et il est facile de trouver des solutions en évitant la mise à mort des blaireaux, d’autant plus que dans ce dernier cas, ils seront remplacés par d’autres individus ; 
  • sa chasse est particulièrement cruelle. Elle est pratiquée essentiellement par déterrage, méthode qui consiste à capturer à l’aide de pinces l’animal vivant, ce dernier est acculé et mordu par des chiens au fond de son terrier pendant des heures alors que les chasseurs se déchaînent à creuser et démolir le terrier ;
  • sa chair n’est même pas consommable ;
  • le seul mobile de la chasse au blaireau est ludique ;
  • le blaireau peut certes causer des dégâts sur les céréales cultivées, mais ces dommages sont bien moins importants que ceux causés par les sangliers. Des études locales indiquent que les dommages attribués aux blaireaux sont minimes et ont tendances à être exagérés. Les cultures peuvent être facilement protégées et avec des moyens simples.
  • concernant la tuberculose bovine en France, on pense aujourd’hui que ce sont les conditions sanitaires mal encadrées de certains troupeaux de bétail, les principaux facteurs d’expansion de cette maladie ;
  • le blaireau ne s’attaque pas au petit gibier, les analyses de fèces et les études sur les contenus stomacaux ont démontré que la prédation sur le petit gibier est très rare et de plus les restes trouvés dans les crottes proviennent de charognes ;
  • nos voisins des pays limitrophes ont bien intégré ces dimensions environnementales en interdisant le déterrage et en protégeant leurs blaireaux.
Panneau invitant à signer la pétition Oiseaux-Nature pour la protection du blaireau.

Nombre de vosgiens désapprouve cette pratique, plus de 20000 ont déjà signé notre pétition.  Faites aussi entendre votre voix ! 

D’autres pétitions circulent, notamment à l’ASPAS et One Voice.

Apprenons à connaître le blaireau

Pour faire connaissance avec le petit ours de nos forêts, nous vous proposons quelques lectures, visites de sites Internet et photos.

Page de garde du livre "Méli-Mélo en a plein le dos !" avec le sous-titre "Lettre ouverte d’un blaireau aux drôles de cocos qui veulent lui trouer la peau Auteur/illustrateur : Isapi Editions : Scraboutchaphore

Méli-Mélo en a plein le dos !

Une BD militante pleine de tendresse, de poésie et pédagogique qui raconte l’histoire d’un blaireau, Méli-Mélo, qui trouve injuste “la mauvaise réputation” qu’on lui fait à tort. Nous remercions l’auteur, Isabelle Pierdoménico, pour la mise à disposition de son ouvrage.
Consulter.

Page de garde du livret "Le blaireau et l'homme : pour une cohabitation pacifique" de France Nature Environnement

Le blaireau et l’homme : pour une cohabitation pacifique

Un livret édité par France Nature Environnement pour découvrir le blaireau et répondre aux questions courantes sur sa cohabitation avec l’homme.
Consulter.

Logo de l'association Meles pour le sauvetage des blaireaux.

MELES

Site Internet de Virginie Boyaval qui œuvre à l’étude, la réhabilitation et la sauvegarde du blaireau européen.
Consulter.

Logo de l'association blaireau sauvage

Blaireau sauvage

Site Internet de l’association Blaireau sauvage qui a pour objet l’étude, la protection et la diffusion d’information sur le blaireau d’Europe, ainsi que sur les espèces sauvages et les milieux naturels de France métropolitaine.
Consulter.

Photo des panneaux de l'exposition "Blaireau, le bourru des bois" installés en extérieur.

Blaireau… le Bourru des Bois

Exposition réalisée par Oiseaux-Nature sous forme de 30 panneaux, dont 12 de photographies uniquement, au format 100 × 70 cm avec œillets de suspension.

L’exposition est disponible en prêt.

Découvrir.

Dernières nouvelles

Retrouvez ici les dernières actualités qui concernent l’espèce, et si cet encart est vide, c’est qu’il n’y a rien de neuf pour le moment.

Un blaireau et son petit dans la forêt.
Blaireaux – © J. Martin
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