
Faune sauvage si généreuse
Quelques exemples des “services” rendus à l’homme
Faune sauvage et changement climatique
Nous relayons ces articles où sont décrites des études de scientifiques et leurs résultats, études qui expliquent comment sont liés le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité. La démonstration que la protection des végétaux et des sols participeraient à atténuer le réchauffement climatique nous a été faite avec raison depuis plusieurs années. Ce qui est plutôt nouveau dans ces lectures est que des scientifiques mettent en lumière l’importance de la préservation et de la restauration de la faune sauvage et de ses habitats, car cela contribuerait à limiter le réchauffement climatique.
ESOD et pourtant…
Extrait du communiqué de presse d’Oiseaux-Nature sur le rôle crucial des prétendus du xx avril 20xx
L’ensemble des scientifiques et naturalistes tire aujourd’hui la sonnette d’alarme sur l’effondrement de la biodiversité et par extension le dérèglement climatique, avec des chiffres de plus en plus alarmants chaque année et demande à changer de paradigme et ainsi de regard sur l’ensemble des animaux, y compris ceux que l’on appelle “nuisibles” ou ESOD et qui pourtant jouent tous un rôle crucial dans l’équilibre des écosystèmes.
Citons en premier lieu Maître renard, pour qui l’association se bat chaque année. En 2021 le Conseil d’État nous a donné raison et a déclassé le rouquin de la liste des ESOD, interdisant ainsi la destruction de ce dernier. Le renard a d’ailleurs été considéré par le Conseil d’État comme une espèce « qui apporte une contribution positive à l’écosystème forestier ». Le renard est l’allié des agriculteurs, aidant ces derniers à réguler les rongeurs qui ravagent les cultures. Il est également indispensable dans la lutte contre la prolifération des tiques (véhiculées par ces mêmes rongeurs) et ainsi contre la maladie de Lyme.
Quant aux corvidés, tués par millions chaque année, doués d’une intelligence qui n’est plus à démontrer, ils jouent un rôle majeur dans les écosystèmes. Les corneilles ont effectivement un rôle d’équarrisseur et agissent en agents sanitaires au niveau des cultures et prairies. Elles nettoient aussi les abords des routes des nombreuses victimes de collisions. Les corvidés sont aussi de grands disséminateurs de graines et permettent le repeuplement naturel en espèces végétales. De façon plus anecdotique, au Puy du Fou, 6 corbeaux freux assurent tous les jours le ramassage des mégots et déchets du parc. Ainsi, leur utilité n’est plus à démontrer et il existe de nombreuses solutions non létales de se protéger des nuisances que les corvidés peuvent toutefois occasionner.
Concernant les mustélidés (martre, fouine…), leur utilité ne devrait plus être à démontrer ! Dans d’autres pays d’Europe, des plans de réintroduction sont prévus en raison de leur intérêt écologique : rôle de dératisation, mais également de police sanitaire des écosystèmes. Fouines et martres, par exemple, sont de précieuses auxiliaires des agriculteurs, car prédateurs redoutables des mulots, campagnols mais également des rats d’égouts en ville.
Le sanglier, quant à lui, s’il est considéré en surpopulation (provoquée par ceux qui le nourrissent entre autres), est pourtant lui aussi un animal indispensable à l’équilibre des écosystèmes. Du fait de son comportement “fouisseur”, le sanglier retourne et aère la terre des forêts, ce qui est positif pour sa structure et son activité microbienne. Il participe en outre au repeuplement naturel des forêts par effet de dissémination des graines.
Chaque prétendu ESOD est en réalité un animal nécessaire à l’équilibre des écosystèmes. Un autre regard sur l’ensemble du monde animal est aujourd’hui absolument indispensable.



Une aide précieuse pour l’agriculture
Contre les campagnols : les prédateurs naturels !
La bromadiolone est un raticide très toxique qui pourrait continuer à tuer des espèces sauvages protégées ou non protégées et des espèces domestiques. Ce produit a été retiré de l’usage , il ne peut plus être distribué et être utilisé depuis le 21 décembre 2020 en espérant qu’il n’y ait pas des stocks qui soient répandus illégalement et qu’un autre produit tout aussi dangereux soit autorisé.
Nous avons tous en tête les morts de rapaces, non loin de parcelles traitées avec la Bromadiolone, car bien sûr ce poison ne tue pas que les campagnols, il continue ses méfaits parmi les prédateurs naturels des campagnols, mais aussi parmi d’autres animaux sauvages ou domestiques qui peuvent en avaler même si son usage a été retiré.
Les prédateurs naturels des campagnols sont nombreux. Les plus connus sont les rapaces diurnes et nocturnes, les corvidés, les renards, les chats sauvages et domestiques, les blaireaux, les fouines, les martres, voire les sangliers.
Parmi ces espèces, certaines sont malgré tout classées sur la liste espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD), c’est-à-dire qu’elles peuvent être détruites toute l’année, comme le renard qui est pourtant un gros mangeur de campagnols.
Malheureusement les chasseurs sont connus pour être opposés à la présence de tout prédateur.

La bonne solution pour lutter contre les campagnols
- Retirer de la liste des ESOD les espèces prédatrices des campagnols (renard, fouines corbeaux, corneilles…), mais aussi de la liste des espèces chassables.
- Utiliser véritablement des méthodes de culture qui favorisent la biodiversité.
- Faire des aménagements pour favoriser les prédateurs naturels.
Sur leur ferme pilote de la Durette, le Groupement de Recherche en Agriculture Biologique (GRAB) a mis en place des aménagements pour favoriser rapaces, belettes, fouines, couleuvres… et lutter ainsi contre les campagnols de façon écologique.


