
Renard
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Cohabitation bénéfique !
Depuis toujours le renard est considéré comme un nuisible. Cette opinion est maintenant battue en brèche grâce aux études des zoologistes et éthologues : chaque renard est le destructeur de quelques milliers de rongeurs par an, particulièrement nuisibles, et de quelques lapins et volatiles le plus souvent maladroits ou malades. Dans l’équilibre du milieu, il participe donc tout naturellement à la lutte pour la vie, à la sélection des meilleurs et à l’élimination des faibles, des malades et des morts, évitant pullulation ou épidémies. Ce rôle de “policier sanitaire” a été maintes fois souligné, y compris par les plus grands chasseurs.
Des auxiliaires précieux pour les agriculteurs
Les bénéfices procurés par les renards, bien des éleveurs et agriculteurs en sont persuadés avec une protection efficace du poulailler, des élevages. En conseillant de tuer, de piéger, les chasseurs/piégeurs ne rendent pas service aux agriculteurs, bien au contraire : un renard tué, un autre renard prendra sa place et ainsi de suite…
Selon les études et les sources, un renard détruit en un an entre 3000 et 6000 micro-mammifères dont une large part de campagnols.
Les renards comme tous les prédateurs contribuent à maintenir les populations de campagnols à un niveau supportable économiquement et à espacer leurs pics de pullulation. Voir aussi notre page Faune sauvage si généreuse.

Des auxiliaires contre la maladie de Lymne
« L’augmentation de la maladie de Lyme corrobore avec la diminution du nombre de renards roux. Et pour cause, ce mal-aimé de nos campagnes, encore trop souvent considéré comme un nuisible, est pourchassé sans répit. En France, les chasseurs tuent ainsi entre 600000 et un million de renards chaque année. Alors que les cas de Lyme continuent d’augmenter, et que les agriculteurs déplorent les ravages des rongeurs sur leurs récoltes, il est grand temps d’accorder au goupil tout le respect qu’il mérite pour son rôle inestimable dans la régulation des écosystèmes… ». Lire la suite.

Cohabitation possible !
Oui, la cohabitation est possible ! Il suffit simplement de de se donner les moyens pour qu’elle réussisse.
Protéger son poulailler
Les volailles attirent de nombreux prédateurs (chiens, chats, rats, renards, fouines, oiseaux…). Les poulaillers ou clapiers doivent être fermés, les parcs d’élevage engrillagés. Contre les oiseaux, grillager également le dessus. Le grillage doit être solide et sa maille ne doit pas dépasser 3 à 4 cm. La clôture doit être installée du côté extérieur par rapport aux piquets de soutien afin qu’il soit plus difficile de pénétrer à l’intérieur du poulailler en grimpant sur ces piquets. Plier la partie supérieure du grillage vers l’extérieur en formant un angle d’environ 30°. Autour du poulailler, en bas, un retour de grillage sur 50 cm à 1 m vers l’extérieur et légèrement recouvert de terre empêche le renard de creuser un tunnel d’accès. Juste contre la clôture, on peut aussi placer une rangée de dalles de 40 cm de largeur, les renards sont futés, mais ils n’ont pas le réflexe de commencer à creuser un peu avant ces dalles.
Il est possible de compléter ce dispositif mécanique par un dispositif électrique. À 1,50 m de hauteur ou plus, un ou deux fils électrifiés écartés de 10 cm de la clôture sont d’une efficacité totale (sauf contre les oiseaux évidemment).
Et prendre d’autres petites précautions comme :
- Éviter tout arbre ou branche à proximité du grillage ou le surplombant.
- Fermer les accès avec du grillage fixé solidement.
- Un manchon de sortie (entonnoir) ou une trappe à sens unique permettront de n’enfermer aucun animal à l’intérieur.
- Fermer l’abri nocturne tous les soirs avant la nuit (il existe des dispositifs automatiques).
- Ne pas laisser la possibilité au prédateur de s’approcher trop près des proies : ça le rend fou.
- Placer le dortoir et la mangeoire de votre volaille à 30 cm de hauteur afin de diminuer les possibilités d’accès aux petits rongeurs, ceux-ci pouvant attirer les prédateurs.

Spécifiquement pour les renards, cette autre méthode a également fait ses preuves. Il suffit de mettre un vieux poste de radio branché sur une station qui diffuse de la musique de la tombée du jour jusqu’au matin. La musique empêche tout renard d’approcher, même diffusée sur une tonalité très basse. Nos amis goupils sont bien trop méfiants pour s’aventurer alors dans les parages.
Dans d’autres pays, la cohabitation se passe bien. À quand en France ?
Suissse
Le canton de Genève, d’une superficie de 247 km2, héberge une population de renards conséquente. Depuis 1974, la chasse y est interdite. Les biens “à risques” sont évidemment protégés au cas par cas et il n’y a pas de soucis.
Belgique
Bruxelles et ses milliers de renards protégés : où sont les problèmes ? Le renard de ville est protégé en Région bruxelloise, ce qui en interdit la chasse et le piégeage par pièges et appâts.
« De par son statut de mammifère indigène de la Région Bruxelles-Capitale, le renard est une espèce protégée. Vous ne pouvez ni le déranger, ni le déplacer, ni le capturer et encore moins le tuer. »
Luxembourg
Depuis 2015, le renard n’est plus chassable au Luxembourg. Le gouvernement du Grand-Duché du Luxembourg a édité une revue qui veut jeter une lumière objective sur cet animal sauvage célèbre, mais malheureusement souvent méconnu, et diffuser les connaissances biologiques sur l’espèce en les rendant accessibles au grand public. La consulter.

Aspects sanitaires
Comme le chien et le chat, le renard est porteur de l’échinococcose alvéolaire. Mais, les études tendent depuis longtemps à montrer que la soi-disant “régulation” de l’espèce a un effet plutôt négatif sur la dispersion de cette zoonose et pourraient favoriser sa dispersion.
« Les renards subadultes ont une dynamique spatiale plus forte en raison de leur comportement de dispersion. Par conséquent, chasser le renard affecte principalement la structure de la population en induisant une augmentation des juvéniles. Ces derniers sont connus pour porter jusqu’à 85% de la biomasse d’Echinococcus multilocularis dans la population vulpine
. » (Deplazes et al., 2004)

Non à la chasse et au piégeage !
En France, non seulement les renards sont chassables, mais ils sont aussi sur la liste noire des , ils sont donc piégeables.
L’arrêté ministériel en cours (►) qui définit la liste des ESOD, classe le renard, et pas que, comme susceptible d’occasionner des dégâts dans quasiment tous les départements français.
Dans les Vosges, depuis 2024 et jusqu’en juin 2026, il n’est pas classé ESOD dans toutes les communes (►) grâce à l’intervention d’Oiseaux-Nature. En France, c’est une exception qui se rencontre uniquement dans 4 autres départements (l’Ardèche, les Ardennes, l’Hérault et le Haut-Rhin).

La chasse et le piégeage du renard sont totalement injustifiées parce l’homme a tout intérêt à cohabiter avec l’espèce.
D’autre part, les pratiques de piégeage sont horriblement cruelles. Les renards sont piégés avec des pièges à lacets projetés par des mâchoires métalliques, par des collets, des pièges à mâchoires ou encore des pièges-cages, autant de pièges non sélectifs dangereux pour toute la faune sauvage et les animaux domestiques (ce qui est interdit). D’autre part, contrairement à ce que disent les utilisateurs de ces engins de mort, un animal domestique pris dans ces pièges peut devenir dangereux parce qu’il a peur, parce qu’il souffre et ne peut donc être relâché comme cela devrait être. Selon le monde de la chasse, de l’ordre de 1000 renards seraient piégés par an chez nous, mais on ne peut accorder aucun crédit à leur déclaration !
Piègeage : non à cette pratique barbare !
Oiseaux-Nature combat pour que le piégeage cesse dans les Vosges et contre la liste noire des ESOD. Signez les pétitions en cours.
Apprenons à le connaître
Pour faire connaissance avec le renard, nous vous proposons quelques lectures, visites de sites Internet et photos.

Le renard roux, cet incompris
Au travers de ce court-métrage (5 min), Corinne Rolland réalise un magnifique plaidoyer pour le renard roux étayé d’informations venant de sources scientifiques solides.
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Non, le renard n’est pas nuisible !
Reportage diffusé en 2016 sur France 3 Lorraine qui dénonce la chasse aux sorcières totalement injustifiée menée contre le renard. Ce reportage est agrémenté d’un beau témoignage d’un vidéaste animalier.
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Collectif Renard Doubs
Site Internet du Collectif Renard Doubs qui regroupe près de 70 structures liées à la connaissance et à la protection de la nature du Grand Est. Ce collectif milite pour que soient enfin pris en compte les éléments scientifiques en faveur du renard roux et que cesse l’acharnement inutile contre cette espèce, acharnement qui est un non-sens écologique et totalement contre-productif.
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Et dans le sillage du Collectif Renard Grand Est sont nés : Collectif Renard Doubs (►) et Collectif Renard 63 (►).

Le Renard, cet être unique au monde
À travers ce rapport très détaillé, One Voice souhaite mieux faire connaître cet animal extraordinaire et dresser un état des lieux de sa situation en France afin que chacun de ses représentants ait des chances d’être enfin respecté, apprécié, “apprivoisé” par le cœur de l’ensemble des politiques et des citoyens pour devenir « unique au monde ».
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Robert Hainard et les renards
En 1981, l’émission pour la jeunesse Objectif , diffusée sur la RTS Suisse, consacre une série au peintre animalier genevois Robert Hainard. Adepte de longues observations des animaux dans la nature, il évoque sa rencontre avec des renards.
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Renard je suis… Renard, je vis.
Exposition réalisée par Oiseaux-Nature sous forme de 14 panneaux au format 80 × 120 cm avec œillets de suspension, dont le but est de familiariser les jeunes et moins jeunes avec le renard roux.
L’exposition est disponible en prêt.
Découvrir.
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